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L’autonomie alimentaire au cœur des débats

La façon dont nous nourrissons, la façon dont on cultive influe fortement sur le niveau de nos émissions de gaz à effet de serre. Découvrez où en est le territoire… et faites-nous part de vos remarques.

L’autonomie alimentaire au cœur des débats

Messagepar Touraine-Est Vallées » Ven 6 Avr 2018 10:22

Article de la Nouvelle République > https://www.lanouvellerepublique.fr/economie/l-autonomie-alimentaire-au-coeur-des-debats?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=24&pageId=57da5ce0459a4552008b4568

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Étudiants, éleveurs, élus se sont retrouvés hier sur le site de la plateforme fourragère de Fondettes. Objectif : s’adapter aux aléas climatiques.


Dix graminées, dix légumineuses. Vous mixez le tout et vous avez mis fin à tous vos problèmes. La réalité est malheureusement un tout petit peu plus complexe. N’empêche, les recherches menées depuis 2012 sur la plateforme fourragère de Fondettes – une entité gérée par la chambre d’agriculture et le lycée agricole – ne sont plus du domaine expérimental.
On redécouvre que les animaux sont locavores « Depuis deux ans, les espèces que nous avons sélectionnées prennent le chemin de la ferme et entrent dans la composition des aliments qui seront proposés au bétail », explique Stéphane David.

Expert fourrages et autonomie alimentaires à la chambre d’agriculture, il recevait hier, sur le site de la plateforme fourragère, des élus mais aussi des étudiants et des agriculteurs.
« Aujourd’hui, l’éleveur doit pouvoir s’adapter aux aléas climatiques. Ici, on sème des plantes qui vont pousser quand il pleut. »
L’idée, c’est de pouvoir ainsi disposer, assez tôt dans l’année, de stocks suffisants pour éviter d’avoir à acheter des aliments pour les animaux. Des animaux au sens large puisqu’à Fondettes on s’intéresse aux bovins bien sûr mais aussi aux caprins, aux ovins, aux équins.

L’autonomie alimentaire passe aussi par une redécouverte. « Il y a quinze ans, on avait oublié que l’herbe était un aliment. C’était l’époque du tout céréale. »
Aujourd’hui, on réhabilite la pâture, on se souvient « que les animaux sont locavores ».
De sorte que la chicorée et le plantain redressent la tête, que la luzerne s’impose de concert.
« Ces espèces résistent à la sécheresse. On se rend par ailleurs compte qu’il est possible de produire localement une complémentation », explique l’expert.
A Fondettes, les lycéens travaillent avec de jeunes éleveurs. Les aléas climatiques, les contraintes économiques remettent au goût du jour la question de l’autonomie alimentaire. Une évolution technique mais aussi une révolution culturelle.
Mathieu GAULTIER, Animateur Plan Climat
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